J.F. Loyer

Le RomanLe Roman

Les prémices de ce roman se situent en 2010, à la suite de questionnements introspectifs de l’auteur. En 2011, après une période de maturation sur le sujet, l’auteur écrit quelques ébauches de nature embryonnaire.

L’année suivante, il entreprend la rédaction des premiers chapitres d’une éventuelle œuvre littéraire. Malheureusement pour lui, confronté aux aléas de la vie, il interrompt abruptement le processus créatif, laissant ainsi l’ouvrage dans un état rudimentaire. À cette époque, il change d’orientation de carrière et quitte l’infographie pour devenir enseignant, sans se douter de l’immense charge de travail qui l’attend.

Submergé par les obligations parentales et professionnelles, l’élan créatif est durement freiné, et son désir de poursuivre la rédaction du manuscrit relégué au bas de la liste des priorités. Mais pendant tout ce temps, les idées continuent à s’accumuler et se bousculer dans sa tête, sans pouvoir être exploitées. Envahi du désir de donner suite à ce roman, autant que de nouvelles idées pour d’autres ouvrages littéraires, l’imagination ne prend clairement jamais de vacances.

Ce n’est que plusieurs années plus tard que survient l’inattendu : une pandémie. Le 12 mars 2020, l’enseignant termine sa journée de travail sans se douter qu’il passerait les deux mois suivants confiné à la maison. Du jour au lendemain, il se retrouve avec cette chose étrange dont il avait presque oublié l’existence : du temps libre. Il était évident pour lui qu’une telle occasion ne se représenterait jamais.

C’était maintenant ou jamais. Dès les premiers jours du confinement, et ce chaque jour sans exception, il écrit. Pour lui, ce n’était pas un travail mais du pur plaisir, un exutoire presque jouissif. Au fil des semaines, enveloppé d’un sentiment de sérénité profonde, il a l’impression de renaître.

L’écriture du projet se termine durant l’été, puis le manuscrit est soumis à une réviseure linguistique. Dès le lendemain du dépôt, il écrit déjà autre chose dans une forme et un style diamétralement opposé. Il comprend alors qu’il ne s’arrêtera plus.

Il procède lui-même au graphisme, à la mise en page et à la photographie. Le projet complété voit le jour au début de l’année 2021, avec ce sentiment d’accomplissement qu’il souhaitait ressentir depuis si longtemps.

Le roman

Signification et étymologie du titre Indirectum, directum et rectum :

IndirectumDirectumRectum

Indirectum. Représente l’Émotion dans le roman.

« Indirectum », du latin, forme de verbe nominatif, vocatif et accusatif neutre singulier d’indirectus, qui veut dire « indirect », « indirectement », « qui emprunte des voies détournées ».

Directum. Représente la Raison dans le roman.

« Directum », du latin, forme de verbe nominatif, vocatif et accusatif neutre singulier de directus, qui veut dire « direct », « directement », « sans détour », « en ligne droite » « allant à l’essentiel, sans précaution ou circonlocution ».
Directum : latin, participe passé de dirigo, qui veut dire « diriger », « donner une direction déterminée », « régler », « ordonner ».

Rectum. Représente l’Instinct dans le roman.

« Rectum », dérivé latin de rectus. Le rectum est le dernier segment du tube digestif reliant le côlon sigmoïde à l’anus. […] L’intervention du rectum est inconsciente et relève du système nerveux autonome. […] Il fait partie du processus de digestion au cours duquel un organisme vivant élabore les aliments ingérés en nutriments, les assimile, et finalement défèque les rebuts.

Signification de la mise en page :

Contre toutes les règles préétablies, plusieurs polices de caractères ont été utilisées dans la mise en page de ce roman.

Puisque les dialogues perpétuels entre la Raison, l’Émotion et l’Instinct constituent la majorité du roman, une police de caractères différente a été attribuée à chacun, en plus d’une quatrième pour le narrateur, le but premier étant d’arriver rapidement, d’un seul coup d’œil, à discerner qui s’exprime. Du même coup, on arrive un peu à illustrer le caractère de chacun.

Pour le narrateur, Baskerville ; une police de type sérif (avec empattements), plus sobre et conventionnelle.

Pour la Raison, Avenir ; une police sans sérif (sans empattements), plus droite, régulière, rigide, formelle, froide et directive.

Pour l’Émotion, University ; une police remplie de fioriture et de courbes, dynamique, exploitant la finesse, le mouvement et l’effervescence.

Pour l’Instinct, Courrier ; une police qui se prête parfaitement au caractère du personnage : une des polices de caractères les plus basiques, sans raffinement, simpliste, un peu grasse, dépourvue de flexibilité et utilisant des espaces non ajustées.

De plus, le titre de chaque chapitre a été remplacé par l’heure de la journée à laquelle l’action se passe, celles-ci affichées dans leur forme numérique.